Une semaine noire sur les marchés financiers

Les investisseurs assistent, impuissants, à la dé bâcle des marchés financiers. La tempête a encore forci la semaine dernière. alimente les craintes de récession mondiale. Résultat: tous les actifs financiers dévissent et les investisseurs n’ont nulle part où se réfugier.

Les valeurs «tech» et les cryptos, où des seuils importants ont été en foncés (20.000 dollars pour le bitcoin, 1.000 dollars pour l’ether), sont en première ligne. Mais au-delà de ces bulles bien identifiées A Wall Street, l’em blématique S & P 500 a perdu près de 6% en une semaine, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis l’effondrement boursier lié au Covid en mars 2020. Seules 11 sociétés de l’indice qui regroupe les 500 plus grandes capitalisations américaines, sont dans le vert depuis le début de l’année. Et encore, aucune de ces progressions ne dépasse 5%. En revanche, 38 membres du S & P 500 enregistrent des baisses d’au moins 20%.

Pire performance depuis l’invasion de l’Ukraine

De ce côté-ci de l’Atlantique, le CAC 40 parisien a lâché quasiment 5% en cinq séances, sa pire performance depuis l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes. %. En baisse de 18% depuis le début de l’année, il se dirige vers l’un des pires premiers semestres de son histoire. Depuis son dernier pic début janvier, le marché parisien a perdu plus de 20% entrant officiellement à son tour en «bear market» (l’ours est l’animal qui symbolise la baisse dans le jargon financier).

«Dire que les marchés mondiaux ont connu une mauvaise semaine serait un euphémisme. Ils ont enregistré leur plus forte baisse hebdomadaire (environ 5,5%) depuis le début de la pandémie, et sur les 11 dernières semain baisse », renchérit Erik F. Nielsen, chef économiste d’UniCredit. Comme lui, beaucoup d’investisseurs ne croient plus au scénario d’un atterrissage en douceur de l’économie américaine. récession mondiale se profile à l’horizon », estime-t-il.

Quels que soient les dégâts

La détermination affichée par les banques centrales a amené les stratégistes de marché à revoir leurs scénarios. », Indique Frederik Ducrozet de Pictet Wealth Management dans une note intitulée «from whatever it takes to whatever it breaks» (de quoi qu’il en coûte à quels que soient les dégâts, sous entendu de la politique mon étaire).

Après le tour de vis décisif de 75 points de base de la Fed mercredi dernier, les économistes de marché s’attendent à une nouvelle hausse de 50 ou 75 points de base en juillet, suivie d’autres relèvements en septembre, novembre et décemb. L’inflation américaine au plus haut depuis 40 ans crée «un mini sentiment de panique au sein de la Banque centrale américaine», souligne Frederik Ducrozet. directeurs autour de 3,4% en fin d’année, alors qu’en mars, les projections tournaient autour de 1,9%.

Retour à la réalité

Pour les marchés qui ont, tour à tour, dû renoncer à l’idée d’une inflation temporaire, du pic d’inflation et enfin du soutien in défectible des banques centrales, le retour à la réalité est brutal. spécialistes des plus grandes banques de Wall Street prévoyaient une progression du S & P 500 de 5% en 2022, des taux américains à long terme à 2% en fin d’année et même parfois, un bitcoin à 100.000 dollars. Aujour d’hui, le S & P 500 est en baisse de 23%, le rendement des Treasuries à 10 ans atteint déjà 3,23% et le bitcoin est tombé sous 20.000 dollars.